samedi 26 mai 2007

La médecine dans la préhistoire

Les ossements de nos ancêtres préhistoriques présentent parfois des séquelles de maladies identifiables par les spécialistes : fractures, luxations, graves entorses ou tumeurs. Certains traitements rudimentaires, comme la trépanation, à laquelle semblent avoir survécu quelques malades, sont également visibles. En dehors des restes humains, les chercheurs ont retrouvé de nombreux instruments ou objets dont l’utilisation à des fins médicales semble certaine. En outre, ils établissent des comparaisons avec les pratiques actuelles de tribus primitives étudiées en anthropologie. En se fondant sur ces comparaisons, les maladies devaient présenter un grand intérêt pour les premiers hommes même s’ils n’étaient pas capables de les traiter efficacement. Comme dans bon nombre de sociétés traditionnelles actuelles, ils devaient diviser la genèse des maladies en deux catégories chacune ayant ses propres instruments thérapeutiques. La première catégorie, la plus importante, concernait les maladies attribuées à l’influence de démons malveillants, capables d’introduire un esprit étranger, une pierre ou un ver dans le corps d’individus sans méfiance. Ils combattaient ce genre d’affections à l’aide d’incantations, de danses, de pratiques magiques, de charmes et de talismans. Si le démon était parvenu à pénétrer dans le corps de sa victime, en l’absence de telles précautions, ou en dépit de celles-ci, il fallait s’efforcer de rendre ce corps inhabitable pour le démon en battant ou en affamant le patient. L’esprit étranger pouvait également être expulsé à l’aide de potions provoquant de violents vomissements ou en perçant un orifice dans le crâne : c’est la trépanation, qui a été également utilisée chez les égyptiens et les incas, et qui est utilisée par les chirurgiens actuellement pour l’abolition de tumeurs.

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